Comment ça marche ?

Qu’est-ce que le Zef ?

Le Zef, c’est le son et les sensations de jeu du violon classique, avec des possibilités presque illimités d’amplification et d’effets du violon électrique. Le tout avec un aspect de folie, un grand confort d’utilisation, et fabriqué en France par ses concepteurs.

Mais le Zef est plus que cela: C’est ton violon électrique, avec un grand nombre d’options pour le personnaliser (nous travaillons à d’autres), et des possibilités de réglages (de lutherie et électroniques) pour coller au plus près au son que tu recherches .

Débranché, le Zef est aussi un excellent violon muet d’étude, qui t’offre un meilleur son, une meilleure réponse et de meilleures sensations de jeu qu’un violon avec sourdine de répétition (en plomb), ou qu’un violon électrique.

Comment une telle chose est possible ?

Pour créer le Zef, nous avons abandonné le concept de violon solid-body (c’est à dire sans caisse de résonance, comme la quasi-intégralité des autres violons électriques sur le marché), qui peine depuis une quarantaine d’années à convaincre la vaste majorité de mélomanes, et à fortiori de violonistes, que ce soit au niveau son ou à propos des sensations de jeu. Il n’y a rien à faire: la vibration « à nu » d’une corde frottée donne un son artificiel et désagréable, et une caisse pleine et inerte (une poutre, quoi) ne peut communiquer les mêmes sensations au violoniste, qu’une caisse de résonance. Divers correctifs électroniques au son solid-body – intégrés dans les instruments à partir d’une certaine gamme – arrivent au mieux à limiter les dégâts.

Il fallait donc rendre sa caisse de résonance au violon électrique, car c’est celle-ci qui fait par un « tri selectif » parmi le spectre harmonique de la corde frottée, le son du violon tel que nous le connaissons et aimons. Mais qui dit caisse qui vibre, dit problèmes de larsen lors de volumes sonores élevés, et encore plus lors de l’ajout de certains effets, allant jusqu’à l’impossibilité de se servir de l’instrument.

Non ?

Eh bien, non. Car ce qui crée les problèmes, est le fait que la caisse résonne. Ce qui fait le son, à la base, est le fait qu’elle vibre. Le Zef constitue la solutions aussi simple qu’élégante, voir bluffante, de dissocier les vibrations et la résonance.

Mais comment ?

Le clou, ce sont les trous. Sans entrer dans les explications trop techniques, (vous pouvez nous demander, nous connaissons tout jusqu’aux formules !) une comparaison – qui déjà visuellement s’impose – avec la bonne vieille passoire à pâtes, est à propos. Tout comme l’eau, l’air est un fluide. De la même manière que l’eau s’écoule des trous dans la passoire, les ondes sonores véhiculés par l’air passent en grande partie à travers le Zef. La vrai source du problème de larsen n’étant pas le son émis par la caisse de résonance, mais ce même son revenant sur cette caisse depuis les haut parleurs, la mettant en sur-résonance, puis le système caisse de résonance – haut parleur se bloque sur certaines fréquences notoires, et voilà le larsen (les diamètres et espacements des trous du Zef sont savamment calculés sur lesdites fréquences notoires).

Dans le cas du Zef, les ondes sonores – suites de compressions et décompressions d’air en réalité – passent à travers sans produire de dégâts, le Zef est en quelque sorte « invisible » au retour de son. 

Et d’où vient alors le son ?

Etant conçu comme un violon classique, avec ses voûtes, ses proportions, ses ouïes, sa mise en vibration comportant chevalet de lutherie, âme et barre d’harmonie, reproduisant le dégradé des épaisseurs du bois par des épaisseurs et diamètres de perforation adaptés, et quelques concessions faites aux propriétés acoustiques de l’aluminium, la caisse du Zef vibre de façon quasi identique à celle d’un violon acoustique en bois. Ces vibrations sont captées à deux points névralgiques, sur le fond et sur la table, par des capteurs piézoélectriques de type pvdf, qui transforment les vibrations en signal électrique qui, lors de l’amplification, est restitué en son de violon, avec toute sa chaleur, sa vivacité, sa profondeur et ses nuances.

Disposant d’une vraie interaction entre lui-même, l’archet, et la caisse vibrante comme avec un violon classique, le musicien peut puiser toute la palette de sons et de modulations dans son Zef, contrairement au solid-body qui ne rendent qu’un son « par défaut », limité aux variations de volume.

En bref: En son clair, le Zef t’offre les mêmes possibilités qu’un violon classique, sauf que le son ne sort pas de la caisse de résonance, mais du haut parleur. A 110 dB, si tu veux.

Nous pensons donc que le Zef peut avantageusement remplacer un violon électroacoustique, ou un violon classique avec prise de son par micro ou pick-ups divers et variés, dès lorsqu’un son clair et amplifié de violon est demandé.

Mais là où le Zef brille de tous ses feux, c’est quand on lui ajoute des effets sonores, de la réverbération la plus légère, en passant par des effets de saturation, octaveur, etc, jusqu’aux effets résolument électro ou aux distorsions les plus barbares. Car les effets électroniques et numériques s’appliquent toujours sur le son de base de l’instrument. Si ce son est pauvre, artificiel, froid et étriqué (suivez mon regard), l’effet ne pourra en aucun cas se distinguer par sa chaleur, sa complexité et son moelleux.

Pour avoir un effet bien charnu, gras, allez – persillé (désolé les végans), plein de parfums et de nuances, il faut que le son clair fournisse déjà tout cela. Vous ne faites pas un tournedos maître hôtel avec de la vielle barbaque à deux Euros le kilo et de la sauce chimique en tubes…

Branche ton Zef, tu comprendras vite. Mais attention, c’est addictif ! 

L’utilité du préampli et réglages liés

Le préampli effectue des corrections sur des fréquences de résonances typiques des caisses d’instruments à archets, exacerbées (et donc gênantes), par l’aluminium et la façon dont l’instrument est capté.

La majorité de ces traitements est réglée dans le préampli, au moment de livrer le ZEF.

Sur la façade du préampli, vous trouverez plusieurs réglages :

  1. Les coupe-bas

Les coupe-bas permettent de jongler avec trois sons de base, à la manière du levier de balance entre les 3 micros d’une guitare électrique :

  • Un son dont les basses sont équilibrées (lumière blanche allumée), comme un son naturel d’instrument acoustique.
  • Un son dont les basses sont boostées (lumière rouge allumée), comme les guitares jazz ou pour grossir une distortion (guitares rythmiques de rock lourd).
  • Un son dont les basses sont très coupées (lumière jaune allumée), comme le ferait un micro proche du cordier sur une guitare électrique. Ce dernier réglage a été pensé spécifiquement pour avoir un son acide dans une distortion, à la manière de la guitare solo de ACDC.

Pour engager les coupe-bas, rien de plus simple :

  • Le bouton au pied (foot switch) de gauche, sert à basculer entre le son dit « naturel » (lumière blanche), et les deux autres possibilités (rouge ou jaune).
  • Le foot switch de droite, sert, une fois qu’on a basculé « à droite du préampli », à basculer entre les basses boostées (rouge) et les basses coupées (jaune).

Pour régler les coupe-bas, rien de plus simple non plus :

  • Le bouton en haut à gauche, permet de régler la dose de basses en réglage « naturel » (blanc).
  • Le bouton en haut à droite, permet de régler la dose de basses en réglage « Acide » (jaune).
  • Rien ne règle la dose de basses en réglage boosté, car elles sont déjà suffisamment présentes. Un ingénieur du son aura encore tendance à vous en enlever dans cette configuration. Faites lui confiance, mais ne vous laissez pas marcher sur les pieds 😉

2. L’atténuation de la résonance médium

La fréquence de résonance typique de la famille des violons, se trouve en première position sur la deuxième corde à partir de l’aigu. Elle est trop puissante naturellement sur le ZEF, mais elle permet de rappeler ce son de caisse de résonance, qui n’a pas son égal dans la famille des instruments électriques. Aussi, nous vous laissons doser son atténuation avec le bouton du milieu, en haut.


3. Le volume

Le bouton central du préampli, sert à régler le niveau de sortie du préampli.
ATTENTION, ce n’est pas le réglage du gain d’entrée du préampli !

Pour le régler, mettez-le entre midi et 15H, puis réglez votre volume avec le système d’amplification (console + enceintes, ou ampli), de manière à vous entendre confortablement. Vous avez alors de la marge pour monter légèrement votre volume directement au préampli, ou le diminuer.

Nous avons installé sur le bouton de volume du préampli du ZEF, un capuchon permettant d’ajouter un sur-capuchon en caoutchouc de la marque Dunlop, afin de le manœuvrer au pied.

Ne pouvant libérer nos mains qu’en coupant notre son, nous archets n’avons plus que nos pieds pour être libres de gérer notre volume finement et en direct, comme le font les guitaristes électriques ou les claviers et autres synthés.

Le bouton peut servir d’effet, lorsqu’on dose le taux de saturation d’une pédale de distorsion. Si vous observez attentivement les guitaristes électriques, vous verrez qu’ils utilisent parfois leur bouton de volume, à cette fin. N’hésitez pas à les copier !

Schémas de branchement/réglages

Pour les branchements, c’est assez simple. Le ZEF doit être branché à son préampli, puis aux effets, et enfin à une console de mixage ou à un ampli. Tout s’effectue en jacks mono 6.35mm. Evidemment, si le lieu en est équipé, on branchera la sortie des effets (ou du préampli si on n’en utilise pas), dans une boîte de direct, ou D.I. (prononcer « diyaï »).

Ampli ou console ?

Le son du ZEF est déjà très proche d’un son d’instrument acoustique. Il ne nécessite que quelques traitements spécifiques qui sont apportés par son préampli.

Ainsi, de la même manière qu’un ampli guitare va corriger les défauts de son son, inhérents à la technologie des guitares électriques, le préampli du ZEF effectue les derniers ajustements, avant qu’un ingénieur du son ou le musicien, colore le son sur un système d’amplification (console ou ampli).

Mais comme dit précédemment, les amplis effectuent, de par leur conception, des corrections sur le signal qui y entre. Donc, que vous utilisiez un ampli dit « acoustique », ou un ampli pour guitare électrique, le son du ZEF sera inévitablement corrigé, là où il ne doit pas l’être. Le meilleur son qu’on ait pu entendre du ZEF, a été entendu sur des enceintes de monitoring. Ce type d’enceintes, sert à effectuer un mixage en studio et sont donc le plus neutres possible. Ces dire si le ZEF n’a pas besoin d’ampli pour modifier son son sur le chemin !

Aussi, nous vous recommandons plutôt, d’utiliser des enceintes portatives, comme la … ou des systèmes compactes, comme le …

Mais si vous voulez vraiment avoir le son qui vous plait le plus, investissez dans une petite mixette à deux voies, comme la … par exemple, puis dans une enceinte de retours. En somme, l’investissement ne sera pas plus cher qu’un ampli délivrant la même puissance et la même qualité générale de son, mais le son du ZEF ne sera pas traité par un ampli, alors qu’il ne doit pas l’être.

Rien ne vous empêche cependant, d’essayer plein d’amplis différents et de vous faire une idée par vous-même. Mais, un des avantages du ZEF est précisément, que vous n’avez pas besoin d’apporter votre ampli en jam session ou en concert, pour avoir un son de qualité (contrairement aux guitares électriques).

Recommandation d’effets

Tous les effets Guitare sont bons à prendre et tester, voir les effets pour basses, en ce qui concerne les celli.

Lorsqu’on n’a pas encore exploré les effets, la pédale multi-effets est presque un passage obligé pour se confronter à un maximum de possibilités de sons, et découvrir ses goûts, à moindre coût.

Ensuite, on peut envisager d’acheter des pédales d’effets séparées, analogiques ou numériques.

Les marques se distinguent par leur spécificiité :

Mooer fait de toutes petites pédales à un prix dérisoire. Elles peuvent générer un peu de souffle mais restent très intéressantes pour des effets qu’on utilise que rarement.

On trouvera des effets très psychédéliques avec un son parfois un peu vintage chez Electro Harmonix.

Boss est un classique des multi-effets, des loopers, et de pédales assez « standardes » comme la Metal Zone.

Dans le haut de gamme, TC Electronics est réputée pour avoir un son très travaillé et léché.

Enfin, ne surtout pas hésiter à essayer des pédales de marques moins connues et dans un style plutôt « fait-main », car on peut y trouver de jolies perles !

Pour cela, nous ne saurions que vous recommander de surveiller les pédales d’occasion sur des groupes facebook comme « Belles occasions de pédales d’effets ».
Ces groupes d’occasion sont sûrs et ils permettent d’essayer des pédales à un prix d’occasion en pouvant les revendre ensuite si vous n’en êtes pas satisfaits.
Prenez le temps de trouver tout de même une vidéo d’essai sur YouTube, de la pédale convoitée, avant de l’acheter.

Avec les ZEFs, il y a certains impératifs à respecter :

Les WahWah de la première heure des guitares électriques comme la Cry Baby ou la Vox, sont à proscrire si on entre directement en console. Ces pédales ajoutent un gain non négligeable de +18dB au signal (à l’origine pour saturer les entrées d’amplis guitares), et vont faire vilainement saturer une entrée de console. De plus, un violon ou un alto ont une tessiture plus aigue que les guitares et requièrent donc des WahWahs qui grimpent plus haut dans les aigus.

Ainsi, nous ne saurions que recommander de chercher dans les wahwahs à gain ou volume réglables, comme  les Morley ou des wahwahs dans lesquelles un maximum de paramètres sont réglables.

Enfin, le cumul Wahwah + disto, peut engendrer des larsens dans les aigus, lorsqu’on joue à des volumes à la limite de la légalité (ça arrive plus facilement qu’on ne le croit). Si vous êtes adepte de ce genre d’effet, il faudra vous munir en plus d’un gate. Par exemple, le Boss NS-1. Il est abordable et possède de grandes possibilités de réglages.

C’est le seul moment où la résistance aux larsens du ZEF est mise en défaut. Mais, rassurez vous, la concurrence et les guitares électriques ne font pas vraiment mieux.

Quoi qu’il en soit, un distorsion va générer un tel niveau de souffle, qu’il vaut mieux s’équiper d’un gate. Beaucoup de guitaristes le font, et la chose est nécessaire aussi avec des violons de type solid-body

Avantage de effets analogiques v/s digitaux ?

Les effets analogiques sont réputés pour avoir un son de qualité supérieure, mais tout est affaire de goût et de mode.
Ce qui est sûr, c’est que les effets numériques offrent bien plus de possibilité lorsqu’on parle de pitchs ou d’octaveurs, ou d’effets temporels comme les delays et reverbs.

Fonctionnement acoustique et physique, le point de vue du musicien (Aurélien, altiste émérite)

Le ZEF est né de la volonté de jouer un violon électrique, qui offre un son ressemblant de très près à un acoustique. Ce son permet une maniabilité et des effets de timbres incomparables.

Pour parler d’expérience personnelle, j’ai pu entendre des guitaristes rager en m’entendant jouer de mon ZEF, en disant que j’avais une possibilité de sons bien plus large qu’eux, parce que je jouais un instrument à archet. C’est l’archet qui nous permet de jouer si finement sur le timbre de notre son… si l’instrument qu’on joue le permet !

Au vu des pratiques constatées autour de nous, il semblait évident que pour avoir un son ressemblant suffisamment à un violon, il fallait capter les vibrations de sa caisse de résonance, et non celles de ses cordes.

Mais, poser des capteurs de contact (comme des piézos) sur une caisse de résonance, rend l’instrument extrêmement sensible aux larsens (feedback en anglais).

Pour que cette caisse ne succombe pas à l’envie d’en déclencher un, il faut la perforer d’une myriade de petits trous le plus proche possible les uns des autres.

Ces perforations rendraient le bois trop fragile et seraient trop couteuses à fabriquer dans un matériau composite (fibre de carbone ou de lin).

C’est pourquoi nous avons choisi l’aluminium, qui vient néanmoins avec son lot de difficultés, corrigées dans le préampli.

Les capteurs

Les capteurs du ZEF sont des films piézo-électriques situés sur la table et sous le fond de l’instrument.
PRENEZ BIEN GARDE A NE PAS LES ABIMER.
NE PAS LES RAYER AVEC UN OBJET DUR.
NE PAS PASSER UN DISSOLVANT DESSUS COMME DE L’ACETONE OU DE L’ALCOOL, LORSQUE VOUS NETTOIEREZ VOTRE ZEF. Si vous le nettoyez avec un chiffon doux, sec, ne pas trop appuyer sur le capteur. Passez le chiffon doucemnet dessus, et cela suffira.